Cette femme possède plusieurs diplômes universitaires et parle six langues. Elle aurait constitué de 1999 à 2002 un réseau comptant, selon l'accusation, 538 femmes et 56 hommes en France, Italie, Allemagne, Turquie notamment.
Les clients, qui ont été interrogés mais pas inquiétés, étaient avant tout sinon exclusivement de riches hommes d'affaires ou des habitués de la "jet-set" parisienne. Les prestations auraient été facturées jusqu'à 1.000 euros de l'heure, dont 30% à 40% revenaient à Margaret McDonald.
La défense soulignait que le commerce, dont la légalité est reconnue en France, s'exerçait sans contrainte ni violence. Margaret McDonald a expliqué à l'audience avoir voulu faire "quelque chose par les femmes et pour les femmes et empêcher les hommes de mettre leurs griffes sur les filles".
Le personnage a suscité un vif intérêt médiatique et les anciennes "protégées" de la Britannique sont venues au tribunal lui exprimer leur soutien.
"Ce jugement est injuste et scandaleux. Allez vous promener tous les soirs dans les quartiers de Paris et admirez le spectacle ! Si vous trouvez que c'est mieux, alors que Margaret a fait ça de manière discrète et distinguée...", a dit à la presse "Axelle", une des jeunes membres de l'ancien réseau.
Un expert psychiatre et une experte psychologue seront désignés par le Premier Juge d’Instruction du TGI de Paris, afin de dresser un portrait psychologique de Margaret Mc DONALD.