Pascal CAMPIN et Malika OUARI

Affaire :
Pascal CAMPIN et Malika OUARI
Année du procès :
2012
Au mois de novembre 2007, un signalement est effectué par l’équipe du service de pédiatrie de l’hôpital Necker. Il concerne une fillette de 4 ans, qui aurait subi de graves sévices de la part de ses parents adoptifs depuis plusieurs années.

Hospitalisée d’urgence à l’hôpital Necker à Paris, souffrant de graves lésions organiques, l’état de l’enfant semble s’être stabilisé à partir de son hospitalisation et de l’incarcération de ses parents, mis en examen du chef « d’actes de torture et de barbarie sur mineur de moins de 15 ans ayant entraîné une infirmité permanente par un ascendant adoptif », crime passible de 30 ans de réclusion criminelle.

Le public, horrifié, découvre via la presse le syndrome de Münchausen par procuration, pathologie rare et grave, dans laquelle un parent (plus souvent une mère) produit des symptômes chez son enfant, demandant de l’aide au corps médical, consultant différents spécialistes (« nomadisme médical »), tout en les mettant en échec.

Depuis leur placement en détention provisoire, Pascal CAMPIN et Malika OUARI ont protesté de leur innocence, faisant preuve d’une solidarité sans faille, chacun des parents exprimant à l’unisson son amour pour leur enfant…  et une confiance aveugle envers l’autre parent.

La place des experts psychiatre et psychologue, désignés dans un même collège, sera ici importante, tant les faits échappent à l’entendement.

Les verdicts de première instance et d’appel seront identiques en tout point : le 31 mai 2012, la cour d’assises des Yvelines condamne Malika Ouari, épouse Campin, à une peine de 12 ans de réclusion criminelle ; Pascal Campin est acquitté. Les faits sont requalifiés en violences volontaires ayant entraîné une infirmité permanente sur mineur par parent adoptif, la qualification de tortures et actes de barbarie étant écartée. 

En appel, le 11 décembre 2013, la cour d’assises des Hauts-de-Seine : Malika Campin est à nouveau condamnée à 12 ans de réclusion criminelle et Pascal Campin est de nouveau acquitté, avec la même requalification des faits.

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